DEUXIÈME PARTIE : L’ALLIANCE DES NÉOCONSERVATEURS AMÉRICAINS ET DES FAUCONS ISRAÉLIENS (3)
La signature des accords d’Oslo a été marquée par une véritable poussée de fièvre extrémiste en Israël, l’extrême droite s’opposant radicalement, que ce soit pour des raisons politiques ou religieuses, à tout processus de paix qui sacrifierait la moindre parcelle de la terre sacrée d’Israël. Le point d’orgue de ce maximalisme visant à saboter tout espoir de résolution du conflit a bien sûr été l’assassinat de Yitzhak Rabin par le fascistoïde Ygal Amir ; le signataire des accords d’Oslo représentait en effet tout ce qu’exècre l’extrême droite : un homme de paix, hermétique à toute conception ethniciste ou religieuse de la nation. Tuer Rabin, c’était tuer un symbole : faire disparaître avec lui une certaine conception d’Israël, de ses fondements, et de son avenir. C’est dans ce contexte de tension extrême que le faucon Benyamin Netanyahu devait être élu en mai 1996 à la tête de l’Etat hébreu.
Pendant ce temps, aux Etats-Unis, les néoconservateurs s’organisaient autour d’une structure institutionnelle, le PNAC, afin d’avancer leur agenda pour « le nouveau siècle américain ». Rejetant également toute option de paix fondée sur les bases du processus d’Oslo, les néoconservateurs ont opéré une jonction naturelle avec les faucons du Likoud et l’extrême droite israélienne. C’est ainsi que dans le sillage de la fondation du PNAC, un groupe d’experts réunis par Richard Perle autour d’un think-tank néoconservateur basé en Israël, l’IASPS, a rédigé un document de travailfondamental remis le 8 juillet 1996 à Benyamin Netanyahu : « A Clean Break, a New Strategy for Securing the Realm » (« Une rupture nette : une nouvelle stratégie pour sécuriser le royaume »). Il prévoyait l’annulation des accords de paix d’Oslo, la neutralisation de Yasser Arafat, et le renversement de Saddam Hussein en Irak pour déstabiliser en chaîne la Syrie et le Liban. Tous les fondamentaux de la politique néoconservatrice sont donc présents.
L’ascension et le déclin des Néo-conservateurs
[The Rise and Decline of the Neoconservatives]
Une rupture nette : Nouvelle stratégie pour sécuriser le royaume
[A Clean Break : A New Strategy for Securing the Realm]
Jim Lobe & Michael Flynn | November 17, 2006
À peu prés au même moment ou Kristol et Kagan développaient leurs idées et créaient une structure institutionnelle (le PNAC) pour les faucons partageant leurs idées, un groupe de travail de néoconservateurs pro-Likoud mené par Richard Perle à l’American Entreprise Institute et organisé par l’IASPS (Institute for Advanced Strategic and Political Studies) basé en Israël travaillait sur une stratégie pour affranchir Israël du processus de paix d’Oslo et de la formule de « la terre en échange de la paix » qui avaient présidé à la politique des États-Unis depuis la guerre israélo-arabe de 1967. Rédigé par David Wurmser avec l’appui d’un ensemble de conseillers néoconservateurs, y compris le protégé de Richard Perle (et plus tard sous-secrétaire pour la politique de défense) Douglas Feith, le document intitulé “Clean Break” cherchait essentiellement à persuader le Premier ministre israélien nouvellement élu Benyamin Netanyahu de « déstabiliser et faire reculer » le gouvernement baasiste en Syrie afin de transformer l’équilibre des forces régionales. Le document soulignait que le but serait atteint plus facilement si Saddam était remplacé par un gouvernement pro-Occidental : « [chasser] Saddam Hussein du pouvoir en Irak [est] un objectif stratégique israélien important en soi ». Wurmser, qui sous Bush a occupé des postes essentiels au Pentagone, au Département d’Etat, et qui depuis la fin 2003 a servi comme un de conseillers principaux de Dick Cheney sur le Moyen-Orient, a plus tard longuement développé ce thème dans des publications ultérieures.
Le PNAC a efficacement incorporé la stratégie régionale moyen-orientale « Clean Break » dans ses premiers rapports publics. En 1998, le PNAC publiait deux lettres ouvertes concernant l’Irak : une au Président Bill Clinton en janvier, et plusieurs mois après, une autre au leadership républicain du congrès. Ces missives affirmaient que la stratégie de retenue contre l’Irak n’était ni efficace ni soutenable. « La seule manière de protéger les Etats-Unis et Israël contre la menace des armes de destruction massive [est] de mettre en place des politiques qui mèneraient à chasser Saddam et son régime du pouvoir », notait la deuxième lettre. Parmi les signataires de ces lettres se trouvaient Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, Peter Rodman, Elliott Abrams, Zalmay Khalilzad, William Bennett, Richard Perle, John Bolton, et deux personnes faisant partie de l’élite de la tendance réaliste en politique étrangère, Richard Armitage et Robert Zoellick, qui plus tard regretteront leur association avec les néoconservateurs. Les deux lettres ouvertes sur l’Irak devenaient une partie de l’effort de lobbying intense mené par les néoconservateurs pour un changement en la matière - Perle et Wolfowitz ont joué un rôle majeur dans cet effort- qui a eu comme conséquence le passage au Congrès plus tard dans la même année du Iraq Liberation Act, faisant du « changement de régime » en Irak la politique officielle des États-Unis.
[…]
Dans la course aux élections de 2000, le PNAC publiait Rebuilding America’s Defenses [Reconstruire les défenses de l’Amérique] et Present Dangers [les dangers actuels], un mémorandum et un livre conçus pour créer une plateforme de politique étrangère pour le candidat présidentiel républicain. Quand George W. Bush a remporté les primaires républicaines, cependant, le PNAC et ses leaders néoconservateurs ont été déçus : Bush avait fait campagne sur l’idée que les Etats-Unis devraient être une puissance globale « humble ». Cette vue du candidat Bush est le fait de Condoleezza Rice, une protégée de l’ancien conseiller de sécurité nationale et réaliste notoire, Brent Scowcroft. Dans un article de 2000 dans le Foreign Affairs, Rice écrivait : « La réalité est que peu de grandes puissances peuvent radicalement affecter la paix, la stabilité, et la prospérité internationales ». Cette perspective était en désaccord flagrant avec l’agenda néoconservateur. Comme William Kristol l’a indiqué : « Nous n’avions pas de grands espoirs concernant Bush en tant que président de politique étrangère ».
Mais comme les premiers rendez-vous du Président Bush l’ont montré clairement, les néoconservateurs avaient peu de raison de désespérer. Sa déférence évidente pour Cheney a offert aux faucons un biais exceptionnellement influent pour agir, en particulier après que Cheney a choisi Lewis Libby pour assistant dans les affaires de sécurité nationale. C’était sous la suggestion de Dick Cheney qu’un deuxième membre fondateur du PNAC, Donald Rumsfeld, a été choisi comme secrétaire de la défense. De même, ce fut à la demande de Cheney que Paul Wolfowitz – plutôt que Richard Armitage, le candidat du secrétaire d’état Colin Powell – a été nommé assistant du secrétaire de la défense. Grâce a un lobbying appuyé de Richard Perle, Douglas Feith a obtenu d’être le porte-parole de la politique étrangère du Pentagone, un poste exceptionnellement influent dans l’optique de la Guerre d’Irak, tandis que Rodman se voyait propulsé secrétaire adjoint pour les affaires de sécurité internationale. Pendant les premiers mois de la nouvelle présidence, la question-clé était : qui donc Bush écoutait-il finalement ? Les réalistes, vraisemblablement menés par les favoris de son père, Condoleeza Rice et Colin Powell, ou les faucons, Donald Rumsfeld, Dick Cheney, et leurs conseillers essentiellement néoconservateurs ?
[…]
C’est le 11 septembre qui provoquera une bascule définitive de l’équilibre du pouvoir dans l’administration en faveur des faucons. Plus que toute autre faction politique aux Etats-Unis, les néoconservateurs ne pouvaient être mieux préparés a cet événement dramatique, leur permettant de répondre rapidement d’une manière conforme a leur agenda. Comme déjà indiqué ci-dessus, neuf jours seulement après le 11 septembre, le PNAC a publié sa lettre la plus provocatrice, invitant le président à renverser Saddam Hussein « même si les preuves ne relient pas directement l’Irak à l’attaque ».
Mais les membres du PNAC n’étaient pas les seuls à partager l’idée que le 11 septembre pouvait être utilisé comme tremplin pour le remodelage du Moyen-Orient. En effet, dans les heures qui ont suivi les attaques, Donald Rumsfeld a suggéré à un assistant que le 11 septembre pourrait être employé pour justifier le renversement de Saddam, selon des notes rendues publiques depuis. Le partisan le plus bruyant pour s’en prendre à l’Irak restait Paul Wolfowitz, qui avait fait pression dans ce sens à plusieurs reprises lors des réunions de Camp David pendant la première semaine critique qui avait suivi les attaques. Il apparaît qu’après le 11 septembre, le réseau des faucons et des néoconservateurs qui avaient fusionné autour de l’agenda fondateur du PNAC s’était mobilisé d’une manière solidement coordonnée pour façonner la réponse de l’administration aux attaques terroristes et pour rassembler l’opinion publique américaine derrière leur nouvel agenda.
[…]
Les plans des faucons au niveau régional avaient également commencé à être mis en œuvre peu de temps après le 9/11, comme l’a indiquée la réaction immédiate de Rumsfeld aux attaques et l’exhortation de Wolfowitz au cours des réunions de Camp David quelques jours plus tard. Sans « plan militaire immédiatement disponible » (Bob Woodard) pour répondre à une attaque comme celle du 11 septembre, l’administration fut sensible à des idées qui semblaient avoir peu de liens avec le 11/9 - y compris des idées du « Clean Break », écrit le journaliste George Packer : « L’idée d’un remodelage du Moyen-Orient en renversant Saddam Hussein a été proposée la première fois par un groupe de décisionnaires politiques et d’intellectuels juifs qui étaient proches du Likoud. Et quand le deuxième Président Bush a regardé autour de lui pour trouver une manière d’appréhender l’ère inconnue qui s’était ouverte le 11 septembre 2001, il y en avait déjà une de disponible ». Le changement de régime en Irak, s’il était réalisé d’une manière suffisamment prononcée et décisive, transformerait non seulement l’équilibre des forces régionales, pensait-on, mais affirmerait également la puissance des États-Unis au cœur même du Moyen-Orient, démontrant aussi bien aux « états voyous » comme l’Iran qu’aux rivaux comme la Chine, que les États-Unis pouvaient intervenir unilatéralement dans une région riche en ressources dont dépendaient leur économie et leur puissance militaire.
Alors que les néoconservateurs fournissaient l’essentiel de l’agenda politique, ils dépendaient cependant fortement de Cheney et de Rumsfeld - tous deux des nationalistes agressifs ayant des liens étroits et anciens avec les néoconservateurs depuis l’administration Ford - quant à la manipulation du processus par lequel ce programme pouvait devenir une politique effective. Cet effort a été considérablement favorisé par l’impuissance de Rice, en tant que conseiller de sécurité nationale, à assurer le respect du processus traditionnel d’élaboration des politiques grâce a la collaboration entre les différentes agences, avec pour résultat que les décisions prises lors des réunions du Conseil de Sécurité Nationale [National Security Council] ont été souvent contournées ou tout simplement ignorées, en particulier par le Pentagone. En conséquence, le Département d’Etat s’est souvent trouvé marginalisé par ce que le chef de personnel de Powell, le colonel à la retraite Lawrence Wilkerson, a appelé plus tard une « cabale » menée par Cheney et Rumsfeld (qui ont été à leur tour soutenus et conseillés par des néoconservateurs de premier ordre comme Feith, Wolfowitz, et Libby).
Le même réseau a travaillé pour manipuler les renseignements - grâce, d’une part à l’établissement de bureaux afin de rassembler ou passer en revue des renseignements bruts sélectionnés qui étaient envoyés directement à la Maison-Blanche sans analyse préalable par les analystes professionnels et d’autre part en harcelant et en faisant pression sur la communauté officielle du renseignement, notamment la CIA, pour qu’elle présente des analyses qui soient conformes à l’agenda du PNAC. Dans le même temps, les membres de l’administration et le DPB ont utilisé des médias sympathisant ou crédules - notamment le Weekly Standard, le Washington Times, Fox News et la page éditoriale du Wall Street Journal - et des journalistes (tels que Judith Miller du New York Times) pour la publication de fuites sélectionnées des évaluations des menaces par les services de renseignement afin de rallier l’opinion à la guerre.
Les progrès rapides réalisés dans l’accomplissement de l’agenda du PNAC montraient l’emprise des faucons et de leurs collaborateurs néoconservateurs sur les processus de prise de décisions en politique étrangère des États-Unis après le 11/9. Pratiquement sans bruit, Powell et les réalistes ont été marginalisés, tandis que les attentistes comme Rice approuvaient graduellement ou permettaient passivement au processus d’être détourné. Au mois de mai 2003, peu de temps après l’invasion, les néoconservateurs atteignaient le zénith de leur puissance.
Publication originale : RightWeb, traduction française Karim Loubnani.
Le document « Clean Break » est donc la manifestation de la seconde radicalisation israélienne, qui a suivi la signature des accords d’Oslo. Or « Clean Break » correspond presque point par point à un autre document, bien moins connu, écrit en 1982. Ce document constituait, lui, une réaction aux accords de Camp David. Après chaque avancée dans le processus de paix, un intense lobbying des radicaux s’attache ainsi à en saper les fondements pour réorienter la politique israélienne dans la direction voulue par les faucons. Beaucoup plus virulent, ce premier document de travail est paru en février 1982 dans la revue Kivunim, publication de la World Zionist Organization, sous la plume de Oded Yinon, géopoliticien proche du ministère israélien des Affaires Etrangères. Intitulé « A strategy for Israel in the Nineteen Eighties », ce document est consultable dans son intégralité ici (en anglais). L’idée est simple : substituer aux États hérités de l’effondrement de l’Empire ottoman des entités plus petites à caractère monoethniques, et neutraliser ces mini-États en les dressant en permanence les uns contre les autres. En clair : le prix de la sûreté d’Israël passe par le chaos à ses portes. « Diviser pour mieux régner », en somme, telle est la conception désastreuse des clowns néoconservateurs et de leurs alliés israéliens d’extrême droite. Voici quelques extraits parlants du document stratégique d’Oded Yinon :
« La désintégration de la Syrie et de l’Irak en provinces ethniquement ou religieusement homogènes, comme au Liban, est l’objectif prioritaire d’Israël, à long terme, sur son front Est ; à court terme, l’objectif est la dissolution militaire de ces Etats. La Syrie va se diviser en plusieurs états suivant les communautés ethniques, de telle sorte que la côte deviendra un Etat alaouite chiite ; la région d’Alep, un Etat sunnite ; à Damas, un autre Etat sunnite hostile à son voisin du Nord : les Druzes constitueront leur propre Etat, qui s’étendra sur notre Golan peut-être, et en tout cas dans le Haourân et en Jordanie du Nord. Cet Etat garantira la paix et la sécurité dans la région, à long terme : c’est un objectif qui est dès à présent à notre portée. L’Irak, pays à la fois riche en pétrole, et en proie à de graves dissensions internes, est un terrain de choix pour l’action d’Israël. Le démantèlement de ce pays nous importe plus encore que celui de la Syrie. L’Irak est plus fort que la Syrie ; à court terme, le pouvoir irakien est celui qui menace le plus la sécurité Israël. Une guerre entre l’Irak et la Syrie ou entre l’Irak et l’Iran désintègrera l’Etat irakien avant même qu’il ne puisse se préparer à une lutte contre nous. Tout conflit à l’intérieur du monde arabe nous est bénéfique à court terme et précipite le moment où l’Irak se divisera en fonction de ses communautés religieuses, comme la Syrie et le Liban. En Irak, une distribution en provinces, selon les ethnies et les religions, peut se faire de la même manière qu’en Syrie du temps de la domination ottomane. Trois Etats - ou davantage - se constitueront autour des trois villes principales : Bassorah, Bagdad et Mossoul ; et les régions chiites du sud se sépareront des sunnites et des kurdes du Nord. L’actuel conflit irano-irakien peut radicaliser cette polarisation ».
« La Jordanie, elle, est un objectif stratégique à court terme. En effet, une fois terminé le trop long règne de Hussein, remplacé par un pouvoir palestinien, le pays se désintégrera naturellement et ne constituera plus une menace pour l’avenir d’Israël ». Le reste est bien plus inquiétant, et confirme l’actualité de l’option du nettoyage ethnique pour créer une nation juive ethniquement pure : « La Jordanie ne peut plus survivre longtemps dans la structure actuelle et, la tactique d’Israël doit viser à liquider le régime jordanien et à transférer le pouvoir à la majorité palestinienne. Ce changement de régime en Jordanie résoudra le problème des territoires cisjordaniens à forte population arabe ; par la guerre ou par les conditions de paix, il devra y avoir déportation des populations de ces territoires, et un strict contrôle économique et démographique – seuls garants d’une complète transformation de la Cisjordanie comme de la Transjordanie. À nous de tout faire pour accélérer ce processus et le faire aboutir dans un proche avenir. Il faut rejeter le plan d’autonomie et toute proposition de compromis, de partage des territoires ; étant donné les projets de l’OLP et des Arabes israéliens eux-mêmes (voir le plan de Shefar’ham) il n’est plus possible de laisser se perpétuer ici la situation actuelle sans séparer les deux nations : les Arabes en Jordanie et les juifs en Cisjordanie. Il n’y aura de véritable coexistence pacifique dans ce pays que lorsque les Arabes auront compris qu’ils ne connaîtront ni existence ni sécurité qu’une fois établie la domination juive du Jourdain jusqu’à la mer. Ils n’auront une nation propre et la sécurité qu’en Jordanie ».
C’est ainsi que les extrémistes juifs avancent progressivement leurs pions en Israël, pariant sur une marginalisation des partis politiques de gauche ou de centre-droit. Convaincus que le temps joue pour eux, les partis d’extrême droite sont aujourd’hui plus puissants que jamais en Israël. Mais ce sont surtout des rangs de formations extra-parlementaires violentes, émanations de colons racistes aux pulsions génocidaires, organisés en groupes d’autodéfense échappant à tout contrôle, que provient aujourd’hui la plus grande menace pour les Palestiniens mais aussi pour la société israélienne tout entière. Ces déments gorgés de mysticisme religieux et de délires bibliques s’adonnent à leur fantasme d’un royaume d’Israël nettoyé des « serpents » arabes en menant des raids parfois meurtriers sur les villages palestiniens. Maintes fois interdites par les gouvernements successifs, certaines organisations de colons (comme le groupe terroriste et raciste Kach) se sont retranchées dans des bastions radicaux en Cisjordanie, autour de la ville d’Hébron notamment, et constituent un véritable Etat dans l’Etat. Jusqu’à présent, les hommes politiques israéliens sont parvenus à contenir les assauts de ces djihadistes inversés, mais la tendance actuelle est inquiétante : de plus en plus soutenus à mesure que la représentation parlementaire de l’extrême droite augmente, ces désaxés préparent la colonisation du Grand Israël. Encore des amis de John Hagee et des néo-chrétiens…
LIRE LA TROISIÈME PARTIE DE NOTRE DOSSIER : L'EXTRÊME DROITE PREND POSITION EN ISRAËL