JO DE PEKIN : LA CAMPAGNE QUE VOUS NE VERREZ PAS

Publié le par Anomalie

La section française d’Amnesty International a finalement décidé de ne pas exploiter en France la campagne-choc contre les JO de Pékin créée par l’agence TBWA. Raison de plus pour diffuser ces affiches autour de vous ! 






















 LA CHINE EST PRÊTE POUR LES JEUX... ET VOUS ?

Publié dans Société

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sphax 28/07/2008 22:49

je me suis fié a cette phrase :

"la campagne aurait suscité de vives réactions de la part des internautes chinois « qui enragent et appellent au boycott des produits mis en pub par TBWA à mesure que celle-ci se répand inexorablement sur la Toile »."

et au nombre de chinois qui ont soutenu le torchon anti tibetain de mélenchon

Anomalie 28/07/2008 22:42

pour ne pas vexer les internautes chinoisce qui doit surtout vexer les internautes chinois, à mon humble avis, c'est la censure exercée par les autorités de leur pays au moyen du filtrage des contenus avec la complicité des moteurs de recherche, google pour ne pas le nommer ! 

sphax 28/07/2008 22:36

j'aime bien le "pour ne pas vexer les internautes chinois", a force de faire comme ça on va finir comme le tibet : COLONISES

Anomalie 28/07/2008 22:27


Comment Amnesty a censuré
sa propre campagne sur les JO
 
À quelques semaines des Jeux,
Amnesty envisageait de lancer une grande campagne sur les droits de l'homme en
Chine. Mais celle-ci, concoctée par l'agence TBWA, a été jugée « trop
brutale » par la direction d'Amnesty, et trop anti-commerciale par celle
de TBWA.
 
On reproche parfois aux
publicitaires leur pondération. C'est loin d'être le cas de la dernière
campagne d'Amnesty International destinée à sensibiliser l'opinion sur la
question des droits de l'homme en Chine, et qui ne fait pas dans la dentelle.
Concoctée par l'agence TBWA-Paris, propriété du groupe Omnicom, la campagne est
visuellement superbe - brutale et sans nuances, diront certains. Elle a aussi
le mérite de s'écarter très largement de la propagande traditionnelle sur les
prétendues valeurs sportives diffusées d'ordinaire par la publicité : les
affiches mêlent diverses disciplines olympiques et les tortures perpétrées en
Chine.
 
L'agence à l'origine de cette
campagne choc a réalisé gratuitement ces affiches. Le hic, c'est que si les
créatifs ne se sont pas bridés pour faire passer le message, la direction
internationale d'Amnesty, à Londres, a décidé de ne pas l'exploiter. « Le
résultat ne correspondait pas aux messages que l'on essaye d'associer à notre
campagne pour les JO » a déclaré récemment
Josefina Salomon, porte-parole d'Amnesty, au Wall Street Journal.
 
La direction d'Amnesty n'a, en
effet, pas caché son sentiment de malaise face à la brutalité des images.
L'association humanitaire ayant décidé en amont d'avoir une approche plus douce
et plus positive - en appelant, par exemple, les autorités chinoises à des
changements de comportement - vis-à-vis de la Chine à l'approche des Jeux,
notamment après le tremblement de terre du Sichuan selon le site
Aujourdhuilachine.com.
 
Selon le site Mediapart, la
campagne aurait suscité de vives réactions de la part des internautes chinois «
qui enragent et appellent au boycott des produits mis en pub par TBWA à
mesure que celle-ci se répand inexorablement sur la Toile ». Les affiches ont d'autant plus choqué que si le
marché de la publicité explose en Chine, du point de vue créatif, on en reste
au niveau de la réclame. Un martèlement très très répétitif...
 
Pour autant, la campagne fait
déjà le tour du web et a été primée aux Lions de Cannes, ce qui a achever de
placer l'agence dans une situation complexe : TBWA est également présente en
Chine et l'agence ne peut se permettre de s'aliéner le marché chinois. D'autant
que le secteur de la publicité chinois s'est développé avec un taux de
croissance annuel près de 40% ces 20 dernières années !
 
Pas folle, la direction de TBWA à
New York a déclaré ne pas avoir été au courant de la campagne pour Amnesty
avant d'ajouter qu'elle n'aurait jamais dû être réalisée. Tom Carroll, chief
executive de TBWA Worldwide, a même déclaré que l'agence enquêtait en interne
sur l'affaire « pour que cela ne se reproduise jamais ». Amnesty, ou comment une campagne destinée à
démontrer aux opinions occidentales les atteintes à la liberté d'expression en
Chine finit par apporter de précieux éclaircissements sur les ambiguïtés d'un
capitalisme mondialisé, contraint sous les pressions commerciales de réprimer
son ardent désir de communication… 

Un coup de maître.

 
Régis Soubrouillard pour
Marianne2.fr / vendredi 18 juillet 2008

sphax 28/07/2008 20:34

Et pourquoi cette campagne ne sera pas diffusée en France ?