TEHERAN, CAPITALE DU NOUVEL ANTISIONISME (TROISIÈME PARTIE)

Publié le par Anomalie

SUITE ET FIN DE NOTRE SÉRIE SUR LES TROIS ÉVÉNEMENTS-PHARES DE L'OFFENSIVE ANTISIONISTE ET NÉGATIONNISTE DE MAHMOUD AHMADINEJAD (VOIR LA PREMIÈRE ET LA SECONDE PARTIE)


TROISIÈME ET DERNIÈRE PARTIE : LA CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR L'HOLOCAUSTE DES 11 ET 12 DÉCEMBRE 2006



Un mois à peine après le remise des prix du grand concours international de caricatures sur l’Holocauste, l’Iran organisait la première conférence internationale sur la « réalité » de la Shoah, suscitant l’indignation de toutes les chancelleries occidentales. Intitulée « Etude de l’Holocauste : une vision mondiale », la réunion se tient les 11 et 12 décembre 2006 à l’Institut d’études politiques et internationales du ministère des Affaires étrangères. L’idée de la conférence est venue du président iranien Mahmoud Ahmadinejad lui-même qui, depuis son arrivée au pouvoir en août 2005, a parlé à plusieurs reprises de l’Holocauste comme d’un « mythe » et a dénoncé la « tumeur » que constitue l’Etat d’Israël au Proche-Orient. Le ministre des Affaires étrangères iranien Manouchehr Mottaki a qualifié la rencontre de « forum scientifique » destiné à « étudier sans idées préconçues » la réalité de l’extermination des Juifs afin d’apporter des réponses aux « questions sur l’Holocauste » posées par le président Ahmadinejad. « Le but de cette conférence n’est pas de nier ou de confirmer la réalité de l’Holocauste », a déclaré le ministre dans son discours d’ouverture. « L’objectif principal, c’est de donner l’occasion de s’exprimer à des penseurs qui ne peuvent pas le faire librement en Europe ». Et voilà comment retourner à son profit et contre l’Occident l’argument de la liberté d’expression qui avait été brandi par les dirigeants occidentaux à l’encontre des attaques musulmanes lors de l’affaire des caricatures.

 

« L’étude scientifique » de l’Holocauste cache mal la véritable entreprise de Téhéran, qui est devenue l’obsession de Mahmoud Ahmadinejad : la dénégation de toute légitimité à l’existence de l’Etat d’Israël. « S’il y a un sérieux doute sur l’Holocauste, il n’y a pas de doute sur la catastrophe et l’holocauste qui touchent les Palestiniens. Certaines puissances occidentales croient que lors de la Seconde Guerre mondiale, une importante population juive a été tuée et, pour compenser cette catastrophe, ils ont créé le régime sioniste. Si une telle catastrophe est vraie, pourquoi est-ce que ce sont les peuples de la région qui devraient en payer le prix ? », avait déjà déclaré le président iranien en avril 2006. Jusqu’alors, la négation du génocide n’avait jamais été à ce point formalisée par le régime. C’est le sionisme qui faisait l’objet d’une dénonciation quasiment rituelle de Téhéran, comme le montre bien la « Journée de Jérusalem », décrétée par le défunt imam Khomeiny, qui se déroule chaque année le dernier vendredi du ramadan. La destruction de l’Etat hébreu constitue l’un des mythes fondateurs de la République islamique, comme l’est aussi la lutte contre « l’arrogance mondiale » des pays occidentaux. Pourtant, et aussi paradoxal que cela puisse paraître, la communauté juive d’Iran ne subit pas les effets des diatribes antisionistes de Guides de la Révolution ; le peuple iranien, de tradition perse, a toujours été relativement imperméable aux thèses antisémites. La petite minorité juive d’Iran a vu son existence reconnue par la Constitution islamique et par celles qui l’ont précédée, ce qui lui permet d’avoir un député, Maurice Motamed. Elle compte encore plus de 25 000 personnes, ce qui en fait la communauté israélite la plus importante du Moyen-Orient hors Israël. Certes, les Juifs d’Iran vivent sous le statut implicite de dhimmi, mais ils ne sont pas persécutés. Ahmadinejad ne s’en est d’ailleurs jamais pris nommément à cette minorité. « Juifs, chrétiens et musulmans sont tous respectables et ont tous leurs propres droits et dignité. Le problème, ce n’est pas les juifs, c’est le problème d’un mouvement politique appelé sionisme qui se cache derrière le judaïsme », déclarait-il en juin 2006. En « s’interrogeant » ainsi sur le génocide, c’est Israël qu’Ahmadinejad prend pour cible, sachant qu’il fonde l’existence de l’Etat hébreu. Cependant, en instrumentalisant un discours radical, son antisionisme favorise l’exacerbation antisémite qui enflamme aujourd’hui le monde arabo-musulman. Mein Kampf, notamment, est l’un des ouvrages occidentaux les plus traduits…

 

 

Cette conférence, la première de ce type jamais organisée par un Etat, légitime ainsi des thèses révisionnistes totalement marginalisées dans les médias occidentaux, et offre une tribune internationale inespérée à des personnalités maintes fois condamnées pour négationnisme. Jusqu’ici, la nébuleuse négationniste en était réduite à des réunions presque clandestines où de prétendus chercheurs s’acharnaient à remettre en cause la réalité de la Shoah et de l’extermination de 6 millions de Juifs par l’Allemagne nazie. « Là, pour la première fois, un Etat membre des Nations unies organise officiellement une conférence de ce genre », s’indignait Serge Cwajgenbaum, secrétaire général du Cera (Centre européen de recherche et d’action contre le racisme et l’antisémitisme), organisme dépendant du Congrès juif européen qui, depuis des années, s’alarme de la montée de nouvelles formes de haine antijuive sur fond de tensions croissantes au Proche-Orient. Aussi la conférence sur l’Holocauste offre-t-elle un panel synthétique de toutes les formes et tous les véhicules du négationnisme ou de l’antisionisme contemporain. Les « négationnistes » nient l’extermination systématique et planifiée. Ainsi, Robert Faurisson, spécialiste de littérature française, clamant en 1980 que « les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des Juifs forment un seul et même mensonge historique qui a permis une gigantesque escroquerie politico-financière dont les principaux bénéficiaires sont Israël et le sionisme international, et dont les principales victimes sont le peuple allemand  mais non pas ses dirigeants, et le peuple palestinien tout entier ». Des propos qui, de son propre aveu, résument sa pensée et lui ont valu une condamnation pour « diffamation raciale » un an plus tard. D’autres feignent de se poser des questions sur la réalité de l’événement, remettent en cause les chiffres ou soulignent que les « crimes sionistes » relativisent la portée de l’Holocauste. Un « révisionnisme » qu’illustrent par exemple les thèses de Roger Garaudy, ex-communiste chrétien converti à l’islam, dans les Mythes fondateurs d’Israël. Il fut condamné en 1998 pour « contestation de crimes contre l’humanité », ce qui ne l’empêcha pas (ou plutôt ce qui lui permit) de recevoir en 2002 le « prix Kadhafi des droits de l’homme ».

 

« Ces prétendus historiens restent très marginaux en Occident, où personne ne les prend au sérieux, mais ils sont devenus une référence dans les secteurs les plus extrémistes du monde musulman, qui manquent de spécialistes sur le sujet, bien que le négationnisme soit devenu un des thèmes centraux de leur propagande », remarque Serge Cwajgenbaum. En terre d’islam, les Juifs comme les Chrétiens étaient soumis au statut humiliant de dhimmi, mais l’antisémitisme n’y est véritablement apparu qu’au milieu du XIXème siècle, sous l’influence occidentale, et n’explosa véritablement qu’après la création d’Israël en 1948. « L'antisionisme absolu a réactivé le mythe du complot juif pour la domination du monde », notait Pierre-André Taguieff dans son essai sur le protocole des sages de Sion qui inspire tous les délires conspirationnistes depuis plus d’un siècle et qui est devenu un best-seller dans le monde arabo-musulman. Les télévisions de nombreux pays arabes ne sont pas en reste et, en 2002, un feuilleton égyptien, « Cavalier sans monture », s’inspira de ces thèmes, montrant un chevalier virtuel qui pourfendait le dragon sioniste et ses complots.

 

Robert Faurisson était présent à la conférence de Téhéran. À ses côtés, tout un parterre de « chercheurs » ou d’essayistes occidentaux qui offrent une géographie complète des différentes écoles de pensée du négationnisme et de l’antisionisme. Ce sont pas moins de 67 conférenciers de 31 pays qui ont été invités par Téhéran. Le Français Georges Thiel, ancien conseiller régional Front national condamné en France pour des propos révisionnistes, a réaffirmé que l’Holocauste était un « énorme mensonge ». « Les juifs ont été persécutés, c’est vrai, ils ont été déportés, c’est vrai, mais il n’y a pas eu de meurtre industriel, il n’y a pas eu de chambres à gaz », a-t-il dit. L’Australien Fredrick Töben, qui a passé plusieurs mois dans une prison allemande pour incitation à la haine raciale, a apporté une maquette du camp de concentration de Treblinka pour démontrer que l’existence des chambres à gaz était un « mensonge absolu ». Son intervention a recueilli un franc succès… Au cours de la conférence, il a présenté son étude, « L’holocauste : une arme du crime ». Töben est un habitué : il a déjà fait cinq conférences en Iran. Puis vient l’Américain David Duke, professionnel de la politique qui a successivement porté les couleurs du Parti Démocrate, puis du Parti Populiste, avant de devenir représentant de Louisiane pour le Parti Républicain. C’est un ancien membre éminent du Ku Klux Klan. L’historien David Irving, qui purgeait une peine de trois ans de prison pour négationnisme en Autriche, n’a pu faire le déplacement. Mais son livre, La guerre d’Hitler, était en vente sur le lieu de la conférence.

 

Plus surprenant, la conférence a reçu en grande pompe une délégation de rabbins ultra-orthodoxes, farouchement antisionistes, membre de la frange radicale de l’organisation Naeturei Karta. Par la voix du rabbin britannique Aaron Cohen, ces antisionistes qui considèrent la Shoah comme une « punition divine méritée » sont venus donner « le point de vue des ultra-orthodoxes ». Quant au rabbin Yisroel Dovid Weiss, qui ne nie pas l’Holocauste, il a expliqué être venu « pour révéler au monde le détournement de l’Holocauste par les sionistes et l’Etat d’Israël ». Voici un extrait de son intervention.


« Honorables amis, pairs et collègues. Nous avons été rassemblés ici pour discuter et considérer sous bien des angles un problème extrêmement dominant parmi les évènements tragiques de la seconde guerre mondiale. Ce problème qui est devenu connu sous le nom de « l'Holocauste ». Mon but est d'essayer de vous donner l'approche juive orthodoxe sur ce sujet. Premièrement, laissez moi exprimer ma gratitude envers les illustres organisateurs de cet évènement de valeur, pour nous permettre à mes collègues et à moi-même d'avoir l'opportunité d'exprimer nos vues sur ce sujet et nous considérons cette opportunité comme un grand privilège. Moi-même et mes collègues sont connus comme juifs orthodoxes, c'est-à-dire des juifs qui font tout leur possible pour vivre leur vie totalement selon la religion juive ancienne et une manière de vivre connu sous le nom de Judaïsme. Nous sommes ici sous la bannière du groupe connu comme Neturei Karta, qui n'est pas un mouvement à part, ou une organisation, mais sont les propagateurs de la philosophie exprimant l'opposition de la communauté juive orthodoxe à l'idée connue comme Sionisme – le mouvement séculier nationaliste formant un état sectaire en Palestine. Comme c'est bien connu, le Sionisme et l'Holocauste sont devenus très entremêlés au fil des ans et les sionistes font un grand cas de l'Holocauste pour faire avancer leur philosophie illégitime et leurs objectifs. Je souhaite parler brièvement de quelques-uns de ces thèmes et leur lien.

 

[…]

 

J’aimerais, premièrement, récapituler brièvement pour chacun ici présent, à cause de sa pertinence sur le sujet de l'Holocauste, le fait que le Judaïsme et le Sionisme sont des concepts totalement différents et diamétralement opposés. Le Judaïsme est une manière de vivre ancienne en suivant des préceptes divins, remontant à des milliers d'années avec un contenu moral, éthique, et religieux. Le Sionisme est comparativement nouveau – un peu plus d'une centaine d'années – un concept séculier nationaliste complètement dénué d'éthique et de morale. Cependant, on doit dire qu'il y a malheureusement des groupes religieux parmi le Peuple Juif qui ont été touchés et contaminés par la philosophie sioniste nationaliste. Le Judaïsme enseigne que, bien que la Terre Sainte ait été promise au Peuple Juif, maintenant connue sous le nom de Palestine, ceci ne l'était qu'à certaines conditions, à la base, que nous devions maintenir les standards moraux, éthiques et religieux les plus élevés. Nos enseignements religieux et notre littérature – notre Torah – sont remplis de mises en garde que si ces conditions ne sont pas remplies, alors le Peuple Juif sera dispersé dans un exil décrété divinement. C'est ce qui s'est passé. Les conditions n'ont pas été remplies au niveau requis, et le Peuple Juif a été dispersé au quatre coins de la terre, comme l'histoire le confirme. Jusqu'à aujourd'hui, le Peuple Juif est en exil décrété divinement, et dans cet exil il est exigé de nous d'être des citoyens loyaux des pays dans lesquels nous nous trouvons et il nous est interdit sous serment d'essayer de forcer notre sortie d'exil par les efforts de nos propres mains. Il nous est aussi interdit, sous serment, d'essayer de former notre propre état en Palestine. Contrevenir à ces interdits constituerait une rébellion contre les souhaits du Tout Puissant, et on est prévenu des conséquences terribles de faire une telle tentative.

 

La philosophie du mouvement séculier du Sionisme ignore totalement et transgresse les enseignements clairs juifs définis, et à cause de cela, le Sionisme a été condamné dés le début par les hautes autorités Religieuses Juives. De plus, le Sionisme dés le commencement a complètement ignoré le fait qu'il y avait une population indigène en Palestine comprenant pour l'essentiel des palestiniens, et les sionistes ont poursuivi une politique de dépossession des palestiniens dans leur espoir de s'auto déterminer sur la terre qu'ils ont occupé pendant des siècles. Déposséder les Palestiniens de leurs maisons, leurs moyens de subsistance, et vies. Ainsi commettant des violations choquantes d'une religion basée sur la justice humanitaire.

 

C'est donc clair de ce qui a été dit précédemment, premièrement que les sionistes ne représentent pas le Peuple Juif dans son ensemble, et de plus que l'antisionisme doit être applaudi et ne doit pas être confondu avec l'ancienne bigoterie qu'est l'antisémitisme. Quelque chose que nous savons être très apprécié ici dans la République islamique d'Iran, où la communauté juive vit en paix bénéficiant de tous les droits civiques et cela depuis des milliers d'années.

 

Maintenant, l'un des piliers de la justification du Sionisme c'est l'évènement de l'Holocauste, avec les sionistes réclamant que les juifs aient un état à eux pour éviter (comme ils l'affirment) que des évènements tels que l'Holocauste ne puissent jamais se répéter. « Jamais plus » c'est leur slogan. Aussi j'aimerais présenter le point de vue juif orthodoxe de l'Holocauste.

 


 


Premièrement, des faits. Il n'y a absolument aucun doute que pendant la seconde guerre mondiale se sont développées une politique et une action terribles et catastrophiques de génocide commis par l'Allemagne nazie contre le Peuple Juif, confirmé par d'innombrables survivants témoins et totalement et en constamment documenté. J'ai été moi-même personnellement épargné des pires effets de la guerre parce que je vivais en Angleterre qui heureusement n'a pas été occupée par l'Allemagne nazie. Cependant, j'ai moi-même et un grand nombre d’autres personnes, perdu d'innombrables amis et proches qui ont péri sous la loi nazie de meurtre intentionnel et génocide. 3 millions de juifs en Pologne, plus d'un demi million en Hongrie, peut être des dizaines de milliers en Russie, Slovaquie, France, Belgique, Hollande, et plus. Le chiffre de 6 millions est régulièrement cité. On peut vouloir discuter ce chiffre, mais le crime était tout aussi odieux que les millions (et il y eut des millions) de victimes soient 6 millions, 5 millions ou 4 millions. La méthode concernant le meurtre est aussi sans rapport avec le sujet, que cela ce soit fait par chambre à gaz (et il y a eu des témoins là-dessus) des pelotons d'exécution, ou autre. Le mal était le même. Ce serait un terrible affront à la mémoire de ceux qui ont péri de minimiser la responsabilité du crime d'une quelconque façon.

 

Cependant, l'enseignement et l'attitude juive orthodoxe c'est que ceux qui ont perpétré ce crime, bien qu'entièrement coupables et responsables de leurs actions, n'auraient jamais réussi dans ce mal sauf si ce n'était la volonté Tout Puissant. Ainsi, de ce fait, la victime, ou les victimes doivent essayer d'éviter le mal, mais s'il s'avère que c'est impossible, elles doivent accepter la volonté divine. Notre enseignement c'est qu'une partie du décret divin d'exil qui nous est imposé, c'est que ce n'est pas la tâche du Peuple Juif d'amener nos persécuteurs devant la justice. C'est la tâche du Tout Puissant. Notre tâche c'est d'accepter la volonté du Tout Puissant et de faire des efforts pour nous améliorer, en écartant de nos comportements les actes qui peuvent avoir été à l'origine de notre souffrance. Cela a été l'attitude juive pendant la longue histoire de la souffrance juive.

 

Les sionistes, avec leur approche séculière pompeuse, se comportent de manière totalement opposée à cette philosophie et osent dire « jamais plus ». Ils ont l'audace de penser qu'ils peuvent empêcher le Tout Puissant de répéter un « Holocauste ». C'est de l'hérésie.

 

[…]

 

 

Pour résumer, le point de vue juif orthodoxe c'est que oui il y a eu un Holocauste d'un degré terriblement significatif quelque qu'il soit. Mais en aucune façon il ne peut être utilisé pour justifier la cause et les actions criminelles et illégitimes du sionisme. Mes amis, je souhaite finir par une prière que la cause à la source du conflit et du bain de sang au Moyen Orient, nommément, l'état connu comme « Israël » soit totalement et pacifiquement dissous. Qu'il soit remplacé par un régime en accord total avec les aspirations des Palestiniens. Quand Arabes et Juifs pourront vivre en paix les uns avec les autres comme ils l'ont fait pendant des siècles. Puissions-nous mériter le temps où la gloire du Tout Puissant sera révélée à tous et toute les êtres humains seront en paix les uns avec les autres ».
Source et copyright http://www.nkusa.org/activities/Speeches/2006Iran-ACohen.cfm / Traduction bénévole Mireille Delamarre.


De passage en France lors de la mort de Yasser Arafat, un groupe de rabbins de Naeturei Karta avait été accueilli par Dieudonné au Théâtre de la Main d’Or. Ils n’ont pas manqué de donner une caution à la fois spirituelle et juive à l’antisionisme de l’humoriste. Preuve est donc faite, à peu de frais, qu’assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme serait une fatwa de la police de la pensée ! Voir la vidéo. Tout ce beau monde a donc pu débattre des différents thèmes abordés doctement pendant la conférence : « Nazisme et sionisme : collaboration ou coopération », « Les chambres à gaz, négation ou confirmation », « Les médias danois et l'holocauste », « Défi à l'histoire officielle de l'Holocauste », « L'Holocauste, talon d'Achille d'un cheval de Troie juif », ou encore « Le vocabulaire irrationnel de la classe professorale américaine par rapport à l'holocauste ». Tout un programme !

 


 

Jusqu'à son terme, la conférence internationale sur l’Holocauste aura donné dans la provocation. Le 12 novembre, Mahmoud Ahmadinejad s'est lui-même rendu devant les 300 participants et intervenants et a une nouvelle fois annoncé la disparition de l'Etat d'Israël. Pour le président iranien, « les jours du régime sioniste sont comptés ».

 

« Lorsque j'avais dit que ce régime disparaîtrait, j'avais exprimé ce que les peuples avaient dans leur cœur. Les réseaux du régime sioniste m'ont alors beaucoup attaqué. Mais tout comme l'URSS a disparu, le régime sioniste va bientôt disparaître », a-t-il déclaré sous les applaudissements. L'existence d'Israël est de moins en moins assurée, et sa disparition est « ce que Dieu a promis et ce que toutes les nations veulent ». À sa diatribe contre Israël, le président Ahmadinejad a ajouté : « L'Iran est votre pays et le pays de tous les libres-penseurs. Aujourd'hui, l'Holocauste est devenu une idole pour les grandes puissances. Peu importe que l'Holocauste se soit produit ou pas, peu importe si son ampleur est grande ou limitée, il s'agit d'un prétexte pour créer une base pour agresser et menacer les pays de la région ». Le président iranien a aussi exprimé le souhait de créer une « commission de la vérité, formée par des chercheurs internationaux pour faire des recherches sur l'Holocauste », sans que cette commission soit soumise aux pressions « des grandes puissances ».

 

Voilà un compagnon de jeu idéal pour John Hagee

 

Publié dans Islam et islamisme

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Anomalie 22/09/2008 00:17

Je crois humblement que vous devriez cesser la dope...

argaz 21/09/2008 21:25

enfin arrive quelquin qui a ose dire ce que personne au monde na ose faire  au sujet (disrael.et du holokost)tout ceux qui ont esseye ont ete juge severemen (garoudi) qui vit dans un pays soit disant democratique ou chaquin peut sexprimer librement revenent a ce quil a dit najad la fin de latat hebreux nest pas loin grace a hezbollah les sionistes ne vont pas tarder a rebrousser chemin et la palestine pour les palestinien malgre tout