FOCUS : LA NOUVELLE DROITE DE L'ARC ALPIN : FPÖ, UDC, LEGA NORD

Publié le par Anomalie

AUTRICHE. Depuis la scission de l’extrême droite autrichienne le 4 avril 2005, deux partis politiques se partagent le champ florissant du nationalisme : le FPÖ de Heinz-Christian Strache, qui a renoué avec les thèses xénophobes et extrémistes (11,21% des voix aux législatives de 2006) et le BZÖ de Jörg Haider (photo), le chef historique de l’extrême droite autrichienne, qui peut être qualifié aujourd’hui de parti national-populiste (4,2%). Les deux partis sont depuis les élections d’octobre 2006 rejetés dans l’opposition, après avoir participé au gouvernement conservateur de Wolfgang Schüssel pendant deux législatures (2000-2002 et 2002-2006).


Le FPÖ de Jörg Haider avait, avant la scission, fait figure de parti d’extrême droite le plus puissant de l’Union Européenne. Depuis la prise de contrôle du FPÖ à la convention nationale du parti à Innsbruck en 1986, Haider a transformé le vieux parti libéral végétatif en un parti nationaliste dynamique et offensif qui a multiplié les succès à chaque élection, allant jusqu’à le couronner deuxième formation politique du pays lors des législatives historiques de 2000 qui ont brisé 50 ans de consensus ÖVP (conservateurs) SPÖ (sociaux-démocrates).

 

L’histoire du FPÖ peut se diviser en trois périodes :
1. la phase offensive (1986-2000) ;
2. la prise et l’épreuve du pouvoir (2000-2005) ;
3. la scission et une probable traversée du désert (depuis 2005)
.


1. De 1986 à 2000, Jörg Haider va donc imposer sa marque sur le parti qu’il va positionner de plus en plus vers la droite nationaliste et populiste, n’hésitant pas à relativiser (en rencontrant et louant l’action d’anciens Waffen SS) ou à réinterpréter le passé nazi de l’Autriche, véritable tabou national. En 1989, Haider devient gouverneur de la province de Carinthie avec l’appui des sociaux-démocrates, mais il doit démissionner dès 1991 après ses premières déclarations controversées sur « 
la politique de l’emploi du Troisième Reich qui aurait été plus efficace que le gouvernement de Vienne actuel ». En 1993, les éléments les plus libéraux du FPÖ quittent le parti pour fonder le Forum libéral. La même année, le FPÖ résilie son adhésion à l’Internationale Libérale. Le parti engrange alors les succès ; aux élections législatives de 1995, il recueille 21,89% des suffrages, et aux élections européennes de 1996, le FPÖ obtient 27,53% des voix, au coude à coude avec le SPÖ (29,15%) et l’ÖVP (29,65%).
 


2. 1999-2000 seront les deux années de la consécration par les urnes, avec des succès électoraux qui focalisent l’inquiétude de toute l’Europe sur le pays. Aux élections régionales de 1999, Haider est triomphalement réélu gouverneur de Carinthie avec la majorité absolue des suffrages, et le FPÖ rafle 27,4% des suffrages dans le land de Vorarlberg (où il entre au gouvernement régional en coalition avec l’ÖVP), 19,6% au Tyrol et 20,6% en Haute-Autriche. Aux élections législatives de la même année, c’est le coup de semonce : le FPÖ, avec 26,91% des suffrages, devance de 415 voix le parti conservateur ÖVP du ministre des affaires étrangères Wolfgang Schüssel, et se place juste derrière les sociaux-démocrates. Des tractations pour mener une coalition débouchent alors sur une coalition inédite entre le FPÖ et l’ÖVP, permettant à Wolfgang Schüssel de prendre la chancellerie. La mise en place de la coalition provoque une tempête en Europe : les 14 membres de l’Union européenne décident de placer l’Autriche en quarantaine afin de vérifier que le pays respecte toujours les droits démocratiques les plus élémentaires. La question du maintien de l’Autriche dans l’Union Européenne se pose. Les contacts bilatéraux sont réduits au strict nécessaire avec le gouvernement. Le président autrichien Thomas Klestil ira même jusqu’à questionner les ministres du FPÖ sur leur loyauté à l’Autriche. C’est la première fois que l’Europe est confrontée à la question d’une coalition gouvernementale intégrant l’extrême droite (les réactions ultérieures s’amenuiseront au fur et à mesure de la banalisation du phénomène, avec l’entrée de l’extrême droite au gouvernement aux Pays-Bas, en Slovaquie et en Pologne). Cependant, il est très vite officiellement constaté que l’Autriche demeure une démocratie respectueuse de l’état de droit et dès l’été 2000, les sanctions européennes sont levées. Les relations reprennent d’autant plus facilement que Haider ne fait pas partie du gouvernement et a renoncé à la présidence du FPÖ en février 2000 pour se consacrer à la Carinthie.

 

Au sein du gouvernement, plusieurs membres du FPÖ émergent par leur compétence : Susanne Riess-Passer, vice-chancelière, et Karl-Heinz Grasser, jeune ministre de l’économie de 31 ans. Ces deux personnalités dont la carrière dépendait de Haider vont vite entrer en conflit avec leur leader à mesure que les résultats aux élections locales se font de plus en plus mauvais pour le FPÖ, confronté pour la première fois au couperet du pouvoir et à la confrontation aux dures réalités économiques et sociales. Haider en rejette la responsabilité sur le gouvernement, mais ses ministres font corps autour du chancelier. À la convention de Knittelfeld, trois membres FPÖ du gouvernement sont obligés de démissionner, prélude à la prochaine scission. Le FPÖ entre alors en zone de turbulence. Aux élections anticipées de novembre 2002, l’ÖVP remporte une victoire historique et éclatante avec 42,27% des suffrages. Le FPÖ s’effondre à 10,2% des voix (- 17 points). La coalition perd 7 sièges, mais demeure majoritaire. Elle est alors reconduite en février 2003.

 

En septembre 2003, lors des élections régionales, le FPÖ est devancé par les écologistes. Le parti est donc laminé quand se profile le 7 mars 2004 l’élection du gouverneur de Carinthie. Mais contre toute attente, Haider obtient la majorité relative des voix avec 42,47% des suffrages. Là encore, contre toute attente, l’ÖVP refusant de se joindre à lui, il trouve un allié inattendu chez les sociaux-démocrates pour retrouver son poste de gouverneur. Cette victoire personnelle de Haider n’enraye pas le déclin collectif du parti : aux élections européennes de 2004, le FPÖ n’atteint péniblement que 6,31% des voix, soit 20 points de moins qu’en 1996…

 

3. Se joue alors le dernier acte : le 4 avril 2005, Haider fait sécession et fonde un nouveau parti, le Bündnis Zukunft Österreich (BZÖ – Alliance pour l’avenir de l’Autriche). Souhaitant poursuivre son alliance gouvernementale avec l’ÖVP du chancelier Wolfgang Schüssel, il laisse le FPÖ aux partisans d’un retour dans l’opposition. Les six ministres FPÖ du gouvernement passent alors au BZÖ. Lors du dernier congrès à Salzbourg, en avril 2005, le FPÖ a porté à la présidence Heinz-Christian Strache, avec 90,1% des voix. Agé de 35 ans, Heinz-Christian Strache, chef du FPÖ dans la capitale, est considéré comme un représentant de l’aile la plus dure de la droite. Il a parlé d’Haider comme d’un « Michael Jackson de la politique intérieure qui a tellement changé que ses proches ne le reconnaissent plus ». Il a aussi déclaré que Vienne ne doit pas devenir Istanbul et que « l’Union européenne n’est pas [leur] patrie ». Il a enfin demandé aux 13 députés du FPÖ au Parlement de ne souscrire qu’aux projets de loi favorables à l’Autriche, fragilisant la coalition ÖVP-BZÖ.



Le FPÖ et le BZÖ ont aujourd'hui totalement recentré leur discours idéologique autour du thème de l'invasion islamique de l'Europe. En instrumentalisant les peurs du terrorisme, et en jouant de réelles affaires de revendications communautaristes musulmanes, qu'ils extrapolent en une menace d'établissement, à terme, de la charia en Europe, les partis de la "nouvelle droite" s'assurent le soutien d'un nombre croissant de citoyens. Ce discours populiste s'accompagne d'un véritable délire sur un plan prémédité et global d'une conquête de peuplement islamique en Europe : c'est l'Eurabia, le Califat Islamique d'Europe. Ressuscitant pour l'occasion les sempiternelles théories du complot qui ont toujours constitué le fondement de l'extrême droite européenne, les tenants de la "nouvelle droite" dénoncent obsessionnellement aujourd'hui la "cinquième colonne islamique", qui oeuvre dans l'ombre à un plan global, généralisé, de soumission des lois européennes, des valeurs occidentales, à la loi islamique. C'est le même discours qui est à l'oeuvre en Italie avec la Ligue du Nord - Lega Nord d'Umberto Bossi, et avec certaines personnalités de l'aile radicale de l'Alleanza Nazionale (AN) de Gianfranco Fini, héritier du MSI néofasciste, ainsi que du PDL (Peuple des Libertés) de Silvio Berlusconi.




ITALIE. L’Italie a la particularité en Europe occidentale d’offrir une représentation politique de tous les types de partis d’extrême droite et populistes. La vie politique italienne comporte une autre particularité : en 1994, pratiquement tous les partis qui se sont présentés aux élections législatives étaient des partis neufs, après le bouleversement opéré par l’opération anti-corruption Mani Pulite qui a englouti les partis traditionnels qui régissaient la vie politique du pays depuis l’après-guerre (Démocratie Chrétienne et Parti Socialiste Italien). Les élections législatives anticipées du 13 avril 2008 ont achevé cette recomposition politique, en engageant l’Italie sur le chemin du bipartisme après plusieurs années de coalitions politiques fragiles et instables. Alors que 22 partis politiques étaient représentés dans le Parlement sortant, ils ne seront que 5 lors de la prochaine législature : une véritable révolution dans la péninsule. Les petits partis ont été totalement laminés et l’échiquier politique italien s’est reconstitué autour de deux pôles rassemblant plus de 80% des suffrages : le Parti Démocrate (centre-gauche) et le PDL (droite). Les deux principaux partis de la droite italienne, Forza Italia de Silvio Berlusconi et Alliance Nationale de Gianfranco Fini ont ainsi fusionné dans un grand parti de droite nationale et conservatrice sur le modèle des formations conservatrices française (UMP), espagnole (PP) et grecque (ND) : le PDL (Parti du Peuple des Libertés, Popolo della Libertà). Le PDL rassemble ainsi toutes les composantes des droites italiennes : populiste, nationale, conservatrice et néofasciste (Alternativa Sociale, formation néofasciste créée en 2004 et dirigée par la petite-fille du Duce, Alessandra Mussolini, a en effet fusionné dans le PDL).


L’extrême droite stricto sensu est incarnée par trois partis qui représentent ensemble entre 6 et 12% de la représentation électorale selon les élections, bien qu’ils soient de natures différentes. La Ligue du Nord (Lega Nord Padania) est un parti régionaliste d’extrême droite xénophobe dirigé par Umberto Bossi, dont le projet est la sécession de l’Italie du Nord (appelée Padanie, entité aux contours flous représentant la Lombardie, la Vénétie et le Piémont) sur le modèle du Vlaams Belang en Flandre. Les thèmes sécuritaires, xénophobes, antifiscaux et islamophobes qui traversent le corpus idéologique de la Ligue du Nord la rattachent à la grande famille de l’« extrême droite de la prospérité » (aux côtés du FrP norvégien, du DF danois, du PvdV hollandais). Le parti a renoué avec le succès lors des élections législatives du 13 mars 2008, doublant son poids électoral avec 8,30% des suffrages ; il est un partenaire gouvernemental incontournable du PDL. Les deux autres partis d’extrême droite de la scène politique italienne s’inscrivent dans la filiation populaire et sociale du MSI (Mouvement Social Italien, parti néofasciste fondé en 1946), dont ils revendiquent l’héritage. Lorsque Gianfranco Fini a prononcé l’aggiornamento du MSI en 1993 pour le transformer en Alliance Nationale (Alleanza Nazionale, AN), formation de droite nationaliste, des dissidents du MSI ont fondé le Movimento Sociale – Fiamma Tricolore, MSFT, refusant l’orientation conservatrice et l’alliance avec le parti populiste de Silvio Berlusconi, Forza Italia. Qualifiée de post-fasciste durant les premières années de son existence, AN était devenue progressivement un parti de droite conservatrice et nationale, évoluant vers des positions européistes. Bien que Gianfranco Fini entérinât la mue du MSI en déclarant solennellement que le « fascisme fut un mal absolu », abandonnant ainsi toute référence à l’Italie mussolinienne, le parti garda jusqu’en 2007 la dénomination MSI sur son sigle, ainsi que la fameuse flamme tricolore, emblème éternel du néofascisme italien, illustrant la difficulté pour Fini de s’affranchir définitivement des symboles du MSI néofasciste. Ce n’est qu’en janvier 2008 que Gianfranco Fini abandonne définitivement la flamme tricolore et dissout son mouvement dans la grande formation désormais unique de la droite conservatrice et nationale italienne, dont il ambitionne d’être le prochain leader en briguant la succession de Silvio Berlusconi. C’est au moment où AN s’est fondu dans le PDL que s’opéra alors une deuxième scission, celle de l’aile dure du parti dirigée par Francesco Storace. Francesco Storace transforme ainsi Destra, le courant de droite radicale, populaire et sociale d’AN, en parti politique. La Destra (La Droite) est donc porté sur les fonts baptismaux lors d’une assemblée constitutive les 10 et 11 novembre 2007. La nouvelle formation présente avec le Mouvement social - Flamme tricolore Daniela Santanchè comme candidate aux élections législatives du 13 avril 2008, et recueille 2,43% des suffrages, le score le plus élevé pour les héritiers du néofascisme depuis la fin du MSI.


L’extrême droite, sous les couleurs de la Ligue du Nord, participe au nouveau gouvernement de Silvio Berlusconi. Lors des élections législatives anticipées du 13 avril 2008, la Ligue du Nord a recueilli 8,30% des suffrages (contre 4,58% aux élections législatives de mars 2006). Le nouveau parti d’extrême droite La Destra, allié au MS-FT, a obtenu le score record de 2,43%, une première pour les héritiers du MSI (0,61% des suffrages pour le MS-FT et 0,67% pour Alternativa Sociale d’Alessandra Mussolini lors du précédent scrutin de 2006). Le parti néofasciste de la petite-fille du Duce ne présentait pas de candidat pour le scrutin du 13 avril 2008, et a annoncé la fusion de son éphémère mouvement dans le nouveau grand parti de la droite italienne, le PDL, qui a obtenu 37,39% des voix.


SUISSE. Rien ne semble plus pouvoir contenir la déferlante ininterrompue et régulière de l’extrême droite suisse représentée par l’UDC (Union Démocratique du centre), formation conservatrice ultralibérale et xénophobe dirigée par le milliardaire zurichois Christoph Blocher. Les élections législatives du 21 octobre 2007 ont permis à l’UDC de renforcer sa position de première force politique du pays acquise il y a huit ans, en remportant 29% des suffrages et 62 sièges au Conseil national (contre 26,7% et 55 sièges lors du précédent scrutin du 19 octobre 2003). Fait notable : cette progression est une première en Europe où jamais une formation populiste au pouvoir n’avait amélioré son résultat d’une élection à l’autre. Le score obtenu par l’UDC est même le meilleur résultat obtenu par une formation politique suisse depuis 1919… Autrefois petit parti agrarien qui végétait à la marge du jeu politique, l’UDC avait en effet été propulsé lors des élections législatives du 19 octobre 2003 au rang de premier parti de la Confédération par le volontarisme de son dirigeant, qui a transformé sa formation en une machine de guerre électorale à l’image de Jörg Haider avec le FPÖ autrichien. Le raz-de-marée extrémiste qui submerge la Confédération helvétique n’épargne désormais plus aucun canton. D’origine alémanique, l’UDC réalise traditionnellement ses meilleurs scores dans l’est du pays ; mais pour la première fois il a réalisé une percée spectaculaire en Suisse romande, où il devient le premier parti dans les cantons de Vaud (22,4% des voix) et, véritable choc, de « Genève la cosmopolite » (21,1%), terrassant le Parti socialiste. Dans les cantons alémaniques, l’UDC rafle plus du tiers des suffrages (44,9% dans le canton de Schwyz / 42,4% en Thurgovie / 36,2% en Argovie / 33,9% dans le canton de Zurich / 33,6% dans le canton de Berne). Cette nouvelle poussée radicale de l’extrême droite vient conforter une stratégie de conquête progressive du pouvoir amorcée il y a plus de quinze ans. Très bien implantée dans le paysage politique, l’UDC développe une rhétorique xénophobe, prône une politique drastique en matière d’immigration, promeut une restriction du droit d’asile, et met l’accent sur la sécurité, le travail, et le coût de la politique sociale. Progressivement, les thèses de l’UDC se sont imposées dans le paysage politique suisse. Après avoir durci les conditions du droit d’asile et de la naturalisation au cours de la législature 2003-2007 où il était ministre d’Etat en charge de la Police et de la Justice, Christoph Blocher appelle désormais à une initiative populaire pour le renvoi des criminels étrangers, son nouveau cheval de bataille. En attendant d’être nommé, un jour, Président de la Confédération helvétique, car le leader de l’UDC, en vertu de la présidence tournante suisse, aurait dû devenir vice-président en 2008. Seule une manoeuvre inédite à la Chambre a pu permettre de lui voir préférer une représentante plus modérée de l'UDC. 

 

 

 

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Anomalie 08/08/2011 00:27



Hein??????????


www.francaisfacile.com


Peut être utile, parce que moi pas compris :-)


 



Abou Omar El Makriti 30/07/2011 22:00



Bonjour camarade philosophe !


 


 J' étais passioné par ecriture ! quels talents, franchement continuez, surtout ne vous arretez pas, on saurait quoi faitre sans vous !


 


sans vous, y a longtemps que les ordes maures nous auraient mis la trique bien profond !!! ha merde, c' est dejà fait ?


 


vu tes ecrits camarades, toi, tu as dû souffrir, et je compatis ! que veux tu, en faisant venir des immigrés arabes, en les traitant comme des sous hommes depuis les colonies,


vous ne récoltez que ce que vous semez !!!


 


 Quand je dis vous, c' est vous personnellement, et autres 'philosophes' de tron genre, je sais qu' y a de bons français, mais comme en 40,


 


on sait tous que c' est une minorité, la majorité est comme toi et la france de 40, des racistes purs, qui se mettent toujours du coté des vainqueurs,


des laches, des traitres à leur patries !


 


Gardes la peche cesar, et surtout, n' oublis pas de continuer, avec tes potes comme le norvegien, vous ne pouvez que nous faire du bien !!!


 


peace mec, et ecartes les fesses, ça va faire encore + mal !!